En bref :
- La Peugeot 104 phase 2, lancée dans les années 1970 et évoluant jusqu’au milieu des années 80, a révolutionné le segment des citadines par son design compacte et fonctionnalité innovante.
- Son introduction de la traction avant associée à un moteur transversal incliné a optimisé l’espace intérieur tout en améliorant la tenue de route.
- Le modèle a connu diverses améliorations esthétiques et mécaniques, notamment avec l’apparition du coupé, la montée en cylindrée, et des options de confort et sécurité contemporaines.
- La Peugeot 104 s’est adaptée à une clientèle urbaine exigeante, tout en installant une base technique solide encore appréciée par les collectionneurs aujourd’hui.
- En 2026, elle reste une référence historique pour comprendre l’évolution des voitures citadines et un témoignage de l’ingénierie automobile française face à la concurrence européenne.
Les innovations techniques majeures de la Peugeot 104 phase 2 et leur impact sur la mobilité urbaine
La Peugeot 104 phase 2 s’inscrit dans une volonté claire d’innovation technique, bouleversant les standards de la petite voiture à son époque. L’une des avancées fondamentales a été l’adoption de la traction avant avec moteur en position transversale inclinée à 72°. Cette configuration, encore peu répandue chez Peugeot avant la 104, a permis d’optimiser l’espace sous le capot, libérant un volume utile conséquent pour le coffre et l’habitacle.
Concrètement, cette solution technique améliore non seulement le confort des passagers grâce à un empattement bien calibré, mais elle facilite également la maniabilité dans des environnements urbains denses. La compacité du modèle – avec une longueur totale limitée à 3,58 mètres – est un atout majeur dans les centres-villes où le stationnement et les espaces restent un enjeu crucial. Par comparaison, la Renault 5, principale concurrente, a opté pour un hayon à trois portes, tandis que Peugeot, audacieuse, proposait quatre portières dans une voiture aussi compacte, une première mondiale.
L’architecture mécanique de la 104 se distingue aussi par son moteur en aluminium de 954 cm3 et 45 chevaux, un bloc léger et efficace pour l’époque, qui offrait un compromis rare entre performances et économie de carburant. Sa vitesse maximale atteignait 135 km/h, un chiffre significatif pour une citadine destinée essentiellement à la ville et aux petites routes périphériques. Cette performance, associée à un poids contenu de 760 kg, conférait une agréable vivacité en conduite, sans sacrifier la consommation ni la sécurité.
La Peugeot 104 phase 2 a aussi marqué un tournant en matière de sécurité active : adoption de suspensions de type McPherson à l’avant, amélioration progressive des freins avec des disques ventilés en option sur les versions sportives, et renforcement de la tenue de route grâce à une direction à crémaillère bien calibrée. Ces éléments techniques contribuaient à faire de cette voiture un modèle fiable et adapté, reconnu aujourd’hui encore pour son comportement routier prévisible et sécurisé.
Le design, orchestré par le prestigieux Pininfarina, n’est pas qu’un simple atout esthétique. Il complète parfaitement cette avancée technique en proposant une silhouette épurée, prolongée par des lignes tendues et une finition soignée. Cette alliance entre la forme et la fonction a participé à asseoir la Peugeot 104 phase 2 comme un symbole de la mobilité urbaine moderne, capable de répondre aux attentes d’une clientèle en mutation durant les années 70 et 80.
Les évolutions étonnantes du design et de la motorisation de la Peugeot 104 phase 2
Au fil des années, la Peugeot 104 phase 2 a su évoluer avec pragmatisme et efficacité. Si son design initial misait sur la simplicité et l’agilité, certaines retouches illustrent une adaptation aux modes et aux exigences techniques croissantes. Dès 1974, Peugeot a modifié les bas de caisse et actualisé le tableau de bord, troquant le faux bois pour un métal plus sobre et fonctionnel, signe d’un renouvellement cosmétique visant à rester compétitif.
Une des modifications marquantes de cette phase a été la sortie du coupé 3 portes. Plus court, équipé d’un hayon original et de phares élargis, ce modèle visait à capturer la clientèle cherchant une sensation sportive tout en conservant les atouts d’une compacte. Le coupé a parallèlement inauguré un tableau de bord orienté vers la conduite dynamique, avec trois cadrans distincts offrant des données précises : un geste technique et marketing signifiant la montée en gamme.
La motorisation a suivi un rythme de progression constante, correspondant aux attentes du marché. La cylindrée a évolué progressivement du moteur de 954 cm3 (45 ch) à des versions plus puissantes telles que le 1124 cm3 délivrant jusqu’à 66 chevaux sur les modèles ZS et ZL. Le clou de ces améliorations est sans doute la 104 ZS2, lancée fin des années 70, un véritable concentré de technologie avec son moteur 1360 cm3 à deux carburateurs Solex double corps délivrant des performances remarquables (jusqu’à 93 chevaux).
En termes de transmission et de châssis, Peugeot a intégré des boîtes à 4 ou 5 rapports mécaniques, optimisant la souplesse d’utilisation au quotidien. Le freinage, lui, ne s’est pas dérobé aux progrès : disques de 241 mm à l’avant sur les versions sportives et tambours arrière de 180 mm, attestant d’un souci constant de sécurité active. Ces évolutions de motorisation et freinage ont permis à la 104 phase 2 de rester compétitive face à ses rivales européennes comme la Fiat 127, la Renault 5 ou encore les compactes allemandes.
| Année | Design / Caractéristiques | Moteur / Puissance | Versions principales |
|---|---|---|---|
| 1974 | Retouche bas de caisse, tableau de bord modernisé | 954 cm³ – 45 ch | Berline, Coupé |
| 1976 | Carburateur optimisé, options freinage assisté, appuie-tête | 1124 cm³ – 66 ch (ZS) | ZS, ZL |
| 1978 | Berline 5 portes avec hayon, pare-chocs renforcés | 954 & 1124 cm³ | GL 6, SL, ZS |
| 1980 | Tableau de bord inspiré des Peugeot 305/505, boîte 5 vitesses | 1360 cm³ – 72 ch (S) | S, SR, GR |
| 1983-1984 | Série limitée Style Z, simplification de la gamme | 80 ch (ZS) | ZS, ZR, Style Z |
| 1985-1987 | Modernisation tableau de bord, suppression de ZS en 1986 | 57 ch, 50 ch (ZR) | ZR, GLS, Style Z |
Ces transformations illustrent un souci permanent d’adapter la Peugeot 104 phase 2 aux tendances, au contexte règlementaire et aux besoins d’une clientèle urbaine, plus exigeante en matière de finitions, de performances, et d’équipements. Elles témoignent également du savoir-faire technique de Peugeot, capable d’allier l’ingénierie à une offre accessible et pertinente sur le marché des citadines.
Performances et motorisation : la Peugeot 104 ZS2, un concentré de puissance et d’agilité
Au sommet de la gamme de la Peugeot 104 phase 2, la version ZS2 s’impose comme la déclinaison la plus sportive et aboutie techniquement. Produite en 1979, la 104 ZS2 bénéficie d’un moteur 1360 cm3 en alliage léger, combiné à une distribution à arbre à cames en tête et deux carburateurs double corps Solex 35 PHH, fournissant une puissance maximale de 93 chevaux à 5800 tr/min. Ce rapport poids/puissance exceptionnel (8,38 kg/ch) poussait cette citadine compact à une vitesse maximale impressionnante de 173 km/h.
La puissance ainsi délivrée lui permettait d’abattre le 0 à 100 km/h en seulement 10,5 secondes, un chiffre très performant pour une voiture de ce segment et de cette époque. La tenue de route est optimisée par une suspension avant indépendante de type McPherson et un train arrière à bras tirés, qui confèrent une agilité remarquable. La direction à crémaillère, précise et directe, renforce la sensation de contrôle et de réactivité.
Au niveau des freins, la 104 ZS2 disposait de disques ventilés de 241 mm à l’avant, améliorant significativement le freinage, complétés par des tambours arrière de 180 mm. Ces équipements témoignent d’un souci constant de la part de Peugeot pour assurer non seulement la performance, mais également la sécurité, un point souvent négligé dans cette catégorie de voitures à l’époque.
Cette version a été un véritable étendard pour Peugeot face à ses concurrentes sportives comme la Renault 5 Alpine ou la Fiat 127 Sport. Elle a marqué les esprits par son compromis entre puissance, tenue de route et tenue en ville, avec un poids total maîtrisé (780 kg) garantissant une consommation raisonnable malgré le rendement moteur élevé.
La 104 ZS2 s’accompagne d’une boîte mécanique à quatre rapports, fine et robuste, qui nécessite néanmoins une attention particulière lors de la conduite afin d’assurer une montée en régime efficace et un passage des rapports optimal. Les jantes en 13 pouces équipées de pneumatiques 165/70 SR 13 contribuent au maintien d’une bonne adhérence.
Pour le conducteur, cette déclinaison représente un excellent exemple de voiture compacte alliant aisance urbaine et dynamisme sportif, un vrai plaisir à manier dans des conditions variées. L’entretien, bien que classique, demande une approche rigoureuse pour garantir la longévité, notamment sur le réglage des carburateurs et la surveillance du système d’allumage.
Le rôle de la Peugeot 104 phase 2 dans la mobilité urbaine et son héritage dans le contexte automobile de 2026
Malgré son apparition il y a plusieurs décennies, la Peugeot 104 phase 2 reste un témoignage incontournable du passage des constructeurs français vers une mobilité urbaine moderne, polyvalente et accessible. Sa silhouette compacte, sa consommation maîtrisée et son agilité ont permis d’alléger les contraintes urbaines, bien avant la multiplication des solutions électriques et hybrides dans les années 2020.
En 2026, la 104 s’affiche encore comme une référence pour les collectionneurs et passionnés qui apprécient la simplicité mécanique et la prestance d’un design intemporel. Son design urbain, combiné à ses performances et son aspect fonctionnel, la place en miroir d’une époque où la transition écologique n’en était qu’à ses prémices, mais où l’esprit d’ingénierie français se manifestait déjà dans des solutions pragmatiques et efficaces.
Ancrée dans une industrie automobile en pleine mutation, elle illustre les défis auxquels Peugeot devait faire face pour rester compétitif face à des adversaires européens majeurs comme Volkswagen, Ford ou Fiat. En misant sur des évolutions successives de motorisation et d’équipements, l’entreprise a su maintenir la 104 attractive malgré l’émergence de nouveaux segments et technologies. Elle a également servi de base pour développer ses futures citadines, notamment la Peugeot 106, qui a perpétué cet héritage en y ajoutant la modernité mécanique et électronique.
L’entretien spécifique à ces voitures classiques fait appel à des bonnes pratiques désormais bien documentées. La vigilance sur la corrosion des parties basses, la vérification de la suspension, et la maintenance régulière de l’allumage sont des opérations non seulement nécessaires pour préserver la valeur de ces véhicules, mais également pour leur garantir une fiabilité optimale sur route. Plusieurs clubs et réseaux dédiés facilitent aujourd’hui l’accès aux pièces détachées et aux conseils techniques, renforçant cet engouement persistant.
Enfin, la Peugeot 104 phase 2 peut être considérée comme un véritable pont entre deux époques, symbolisant le progrès technique dans un choix économique et fonctionnel. Elle rappelle aussi les grandes qualités de durabilité et d’adaptabilité d’une voiture conçue dans le respect de critères mécaniques solides, un pan pertinent de l’histoire de la mobilité urbaine à revisiter par tout passionné.
Conseils pratiques pour l’entretien et la restauration des Peugeot 104 phase 2 : astuces pour préserver un patrimoine automobile
La Peugeot 104 phase 2, qu’elle soit en version berline ou coupé, demande une approche d’entretien spécifique afin de préserver ses qualités techniques et son authenticité. Avec plus de 1,6 million d’exemplaires produits, les pièces détachées restent globalement accessibles, mais certains composants spécifiques comme les moteurs 1360 cm3 de la version ZS2 nécessitent une attention renforcée.
Un soin particulier doit être apporté au contrôle de la corrosion, un mal fréquent chez ces citadines anciennes, notamment au niveau des bas de caisse et des planchers. Traiter ces éléments dès les premiers signes évite des réparations coûteuses et prolonge la durée de vie du châssis.
La suspension, composée de jambes de force McPherson à l’avant et d’un train arrière à bras tirés, doit être régulièrement inspectée, avec une attention particulière aux amortisseurs ainsi qu’aux ressorts hélicoïdaux, souvent soumis à l’usure liée à une conduite urbaine exigeante. La vérification du système de freinage, notamment des disques avant et tambours arrière, est également primordiale pour une sécurité optimale.
Au niveau mécanique, un entretien rigoureux du moteur passe par la vérification du carburateur et du système d’allumage, souvent sujets à des réglages délicats sur ces modèles anciens. Restaurer ou conserver les systèmes d’origine garantit non seulement une meilleure fiabilité, mais aussi une plus grande valeur à long terme.
Enfin, il est conseillé de rassembler soigneusement toute documentation technique d’époque : manuels d’utilisation, catalogues et fiches de restauration sont indispensables pour une remise en état fidèle et complète. Plusieurs clubs et forums d’amateurs contribuent activement à diffuser ces ressources et à organiser des événements de partage et d’échanges autour de la Peugeot 104.
Liste des points essentiels pour l’entretien d’une Peugeot 104 phase 2 :
- Contrôle et traitement régulier de la corrosion sur bas de caisse et planchers.
- Inspection approfondie des suspensions avant et arrière, remplacement des amortisseurs si nécessaire.
- Vérification et renouvellement des systèmes de freinage (disques et tambours).
- Réglage du carburateur et entretien du système d’allumage.
- Conservation et consultation de la documentation technique d’origine.
Pour la restauration, privilégier les pièces d’origine ou compatibles d’époque permet d’assurer la cohérence mécanique et le bon fonctionnement. Les réseaux spécialisés Peugeot et les clubs dédiés à ce modèle fournissent un soutien précieux en conseils et accès aux pièces rares.
Quelle est la principale innovation mécanique de la Peugeot 104 phase 2 ?
La traction avant avec moteur transversal incliné est la caractéristique majeure, permettant un gain d’espace important et une meilleure tenue de route en milieu urbain.
Quels moteurs étaient disponibles sur la Peugeot 104 phase 2 ?
Des moteurs essence de 954 cm³ développant 45 ch à des versions plus musclées jusqu’à 1360 cm³ et 93 ch sur la 104 ZS2 étaient proposés selon les années et les modèles.
Pourquoi la 104 ZS2 est-elle très appréciée des passionnés ?
Cette version sportive offre un excellent rapport poids/puissance, une tenue de route dynamique et des performances proches de petites sportives, tout en conservant un aspect polyvalent pour la ville.
Quels conseils pour entretenir une Peugeot 104 ancienne ?
Il est conseillé de lutter efficacement contre la corrosion, de vérifier régulièrement les freins et suspensions, et d’assurer le bon réglage du carburateur et de l’allumage.
Comment la Peugeot 104 a-t-elle influencé la mobilité urbaine ?
Elle a popularisé la traction avant et une conception compacte à quatre portes, offrant un confort et une praticité inédits pour la circulation et le stationnement en ville.