En bref :
- La Peugeot 405 phase 1 s’impose dès 1987 avec un design moderne et un comportement dynamique, plaçant la berline parmi les références de son époque.
- Son moteur XU, particulièrement dans la version SRI 1.9 à injection, offre un excellent équilibre entre puissance (125 ch) et fiabilité mécanique.
- La gamme propose plusieurs versions, dont la sportive Mi16 avec 160 ch et des modèles diesel réputés pour leur robustesse.
- Le design extérieur avec un Cx de 0.29 et l’habitacle ergonomique signent une esthétique élégante, bien que la finition initiale soit perfectible.
- L’entretien régulier, notamment la distribution et la prévention de la corrosion, est crucial pour pérenniser le véhicule face aux défauts connus.
- La 405 reste un choix pointu pour l’amateur averti, avec des versions collector comme la break Roland Garros ou la STI, et constitue un investissement solide dans le segment des anciennes françaises.
Caractéristiques techniques détaillées de la Peugeot 405 phase 1 : motorisations, dimensions et suspensions
Présentée en 1987, la Peugeot 405 phase 1 a marqué son époque par une architecture technique soignée et adaptée à tous les types d’usage. La berline familiale compacte est dotée d’une plateforme largement modifiée issue de la Citroën BX, mais Peugeot a introduit ses trains roulants maison pour améliorer la tenue de route. Le système comprend des versions avant à jambes de force avec ressorts hélicoïdaux et une suspension arrière innovante avec bras tirés et barres de torsion. Cette combinaison garantit un compromis remarquable entre confort et dynamisme, confirmé par le retour d’expérience des passionnés.
La gamme moteur de la 405 phase 1 est riche et polyvalente, avec cinq versions essence et plusieurs diesels pour couvrir une large palette d’utilisations :
| Version | Type moteur | Puissance (ch) | Caractéristiques principales |
|---|---|---|---|
| 1.6 GR | Essence | 90 | Légère, plus vive que la 1.9 carburateur, idéale pour usage économique |
| 1.9 GR / SR/ SRI | Essence (carb. ou injection) | 110 / 125 | Injection électronique sur SRI, bon équilibre puissance-consommation |
| Mi16 | Essence multisoupapes | 160 | Version sportive, boîte 5 rapports, tenue de route améliorée |
| 1.8 TD | Diesel turbo | ~80 | Robuste et économe, pour usage kilométrique intensif |
Sur le plan des dimensions, la 405 est fidèle à la catégorie des berlines familiales compactes avec une longueur d’environ 4,42 mètres et un empattement optimisé pour offrir une piscine d’espace intérieur remarquable pour la catégorie. Son coefficient de traînée exceptionnel pour l’époque, autour de 0,29, contribue à améliorer la consommation et la stabilité. En dépit d’une carrosserie élégante dessinée chez Pininfarina sous la direction d’Enrico Fumia, certains points comme un seuil de coffre un peu trop haut ont été signalés comme un défaut gênant à l’usage.
Exemple d’utilisation : le modèle SRI 1.9 avec ses 125 ch et son poids de seulement 1040 kg offre un 0-100 km/h en 9,8 secondes, ce qui en fait une berline performante à son époque, capable de rivaliser avec ses concurrentes directes comme la Renault 21. Les versions diesel, quant à elles, privilégient la robustesse et l’économie de carburant pour les longs parcours, faisant de la 405 une voiture polyvalente et adaptée aux habitudes de mobilité variées.
Évolutions et finitions de la Peugeot 405 phase 1 : entre raffinement et performances
Dès son lancement, la Peugeot 405 phase 1 proposait une gamme de finitions adaptée aux besoins des clients, allant de la version GR d’entrée de gamme plutôt simple, à la version SR plus équipée avec direction assistée, vitres électriques et sellerie velours, jusqu’aux versions plus haut de gamme comme la SRI et la sportive Mi16.
Par exemple, la SRI met l’accent sur un équipement plus complet intégrant une injection électronique pour le moteur 1.9 l délivrant 125 ch, des jantes en alliage en option et une meilleure insonorisation qui améliore le confort à bord. En 1989, la gamme s’enrichit avec l’arrivée du break Roland Garros, une édition limitée très rare qui combine un design stylé et une certaine exclusivité. Cette série limitée à seulement 400 unités demeure aujourd’hui un véritable objet de collection. En parallèle, les versions à quatre roues motrices baptisées GR X4 et SR X4 intègrent une suspension hydropneumatique empruntée aux Citroën, offrant un confort et une motricité améliorés, mais au prix d’une complexité mécanique accrue.
Une évolution notable intervient en juillet 1990 avec l’adoption d’un nouveau volant et une finition légèrement revue afin d’améliorer la qualité perçue, mais sans solutionner complètement les soucis de finition à bord. L’apparition en 1991 de la version STI, équipée d’un intérieur cuir, de vitres arrière électriques, et d’un petit parement en bois, confirme l’ambition de Peugeot de se positionner sur un segment plus premium, bien que l’absence de climatisation d’origine reste une critique récurrente.
Le restylage de 1992 marque un tournant dans la carrière de la 405. Il apporte un renforcement de la rigidité de la coque, une insonorisation nettement améliorée, et de nouveaux feux arrière intégrés à un hayon dont le seuil est abaissé pour faciliter le chargement. Les motorisations évoluent aussi, avec la suppression du 1.9 l au profit d’un 1.8 l en version 103 ch et un 2.0 l de 123 ch en haut de gamme. Cette montée en gamme technique s’accompagne d’une amélioration sensible des équipements, avec la climatisation en série sur STI, des antibrouillards de série sur SRI, et l’intégration progressive de systèmes de sécurité comme l’ABS.
Un point essentiel à retenir pour les amateurs de cette berline est le lien entre l’évolution des finitions et la valeur de revente des modèles. Par exemple, les modèles phase 1 comme la SRI, offrant un équilibre entre performances et confort, restent une valeur sûre, tandis que le break Roland Garros constitue aujourd’hui une pièce rare et recherchée. La phase 2, qui succède à la phase 1 à partir de 1993, s’oriente davantage vers le confort et la finition, mais sans bouleverser la ligne générale qui a fait le succès de la 405.
Design extérieur et intérieur de la Peugeot 405 phase 1 : ergonomie et style à la française
Le design de la Peugeot 405 phase 1, signé Pininfarina, illustre un travail soigné sur la fluidité des lignes et l’aérodynamisme. Le faible coefficient de traînée de 0.29 témoigne de cette optimisation. Cette silhouette affinée, avec des rapports équilibrés entre capot, habitacle et coffre, confère à la voiture une allure élégante et moderne en 1987, qui traverse assez bien le temps malgré l’apparition de rivales plus contemporaines.
Dans les détails, la phase 1 propose un becquet arrière discret, une calandre sobre et des entourages chromés sur certaines finitions, donnant une touche de sophistication. La version Mi16 se distingue par un kit carrosserie plus agressif et des élargisseurs d’aile, accentuant sa vocation sportive. La partie avant intègre des anti-brouillards et un spoiler, pour améliorer la fonctionnalité ainsi que l’aspect visuel.
L’habitacle, conçu sous la supervision de Paul Bracq, s’appuie sur une ergonomie pensée pour la conduite quotidienne. Le tableau de bord est clair et orienté vers le conducteur, bien que la finition souffre parfois d’inégalités, en particulier avant le restylage de 1992. Le volant sport de la Mi16 et les indicateurs spécifiques (notamment la température d’huile) apportent une dimension sportive bienvenue. Les sièges, assez confortables et souvent réglables en hauteur, participent à la qualité de vie à bord, tandis que l’espace aux places arrière et au coffre reste généreux pour la catégorie.
En termes d’équipement, les versions SR et SRI proposent des vitres électriques, une sellerie velours, et une fermeture centralisée, tandis que les versions haut de gamme comme la STI intègrent le cuir et les vitres arrière électriques. Toutefois, l’environnement reste marqué par l’emploi massif de plastiques durs, typiques des années 1980, ce qui tranche avec le dynamisme esthétique de la carrosserie. Parmi les points à surveiller à l’usage : la résistance des moquettes, la tenue du ciel de toit, fréquemment décollé, et l’usure des commandes électriques qui peuvent poser des soucis quelques décennies après.
Entretien essentiel et points de vigilance pour la Peugeot 405 phase 1
La robustesse mécanique de la Peugeot 405 phase 1 repose essentiellement sur le moteur XU, qui si bien entretenu, peut dépasser largement les 200 000 km sans problèmes sérieux. Ceci suppose cependant un suivi rigoureux, en particulier sur la distribution qui doit être remplacée aux intervalles recommandés, ainsi que l’attention portée à la pompe à eau dans le même temps.
Sur les versions équipées d’injection, il faut rester vigilant sur le bon fonctionnement des capteurs, souvent à l’origine de démarrages difficiles ou de pertes de performances. Dans les moteurs essence, le remplacement des segments en début de vie peut avoir été nécessaire sur certains exemplaires produits en série limitée lors des premières années, néanmoins, la grande majorité des modèles disponibles aujourd’hui ont bénéficié d’un rattrapage ou ont été radiés.
Le châssis, très apprécié pour son dynamisme, nécessite une vérification régulière des roulements des bras tirés arrière. Leur usure peut engendrer un carrossage négatif accentué des roues, impactant la tenue de route et entraînant un remplacement coûteux si la défaillance n’est pas prise en charge à temps. Sur les modèles équipés du freinage ABR, souvent en option, on recense des dysfonctionnements fréquents, indiquant une maintenance difficile.
La corrosion demeure l’un des fléaux majeurs. Les bas de caisse, passages de roues, plancher et longerons doivent être soigneusement inspectés avant tout achat, car cette Peugeot dépasse désormais les 30 ans d’âge. Malgré une protection contre la rouille globalement satisfaisante, il est conseillé de traiter préventivement ces zones sensibles. Voici une liste des points critiques à vérifier régulièrement :
- Bas de caisse : risquent souvent d’être perforés par la rouille
- Passages de roues : corrosion favorisée par l’humidité et les projections
- Plancher : souvent affecté par l’humidité et dommage invisible en surface
- Longerons et fixations d’amortisseurs : rouille structurelle pouvant compromettre la sécurité
Pour le sourcing des pièces, la compatibilité avec d’autres modèles PSA de la même époque est un avantage majeur, notamment avec certains composants de la Peugeot 309 phase 2 ou Citroën ZX. Il est conseillé d’utiliser des pièces d’origine ou des équivalents certifiés, notamment pour les composants électriques, pour éviter les pannes fréquentes liées à des incompatibilités mal maîtrisées.
Conseils d’achat et les options à privilégier pour une Peugeot 405 phase 1
Le marché actuel des Peugeot 405 phase 1 en 2026 présente une offre restreinte, notamment pour les versions rares telles que la STI ou le break Roland Garros. Les tarifs oscillent en fonction de l’état et du kilométrage : une GR ou SR 110 ch en bon état se négocie autour de 2 000 €, tandis que les modèles SRI ou injectés montent aux alentours de 3 000 €. Les exemplaires parfaitement entretenus et sans corrosion peuvent dépasser les 5 000 € pour les versions haut de gamme phase 2, bien que la phase 1 reste plus abordable.
Avant d’acquérir ce modèle, il est indispensable de réaliser une inspection approfondie en prêtant attention à :
- L’absence de corrosion importante sur les bas de caisse, longerons et passages de roues.
- Le respect du carnet d’entretien, en particulier concernant la distribution et la pompe à eau.
- Le bon état général de la mécanique, incluant la vérification des fuites d’huile et le comportement de la boîte de vitesses.
- La correspondance entre l’équipement annoncé et l’état réel du véhicule (vitres électriques, sellerie, équipements optionnels).
L’achat doit aussi prendre en compte les spécificités liées à la 405. Par exemple, les versions à quatre roues motrices sont plus mécaniquement complexes et requièrent une expertise accrue pour éviter les surprises techniques. Pour ceux intéressés par une autre berline française de la même génération, le comparatif avec la Citroën XM peut aussi orienter le choix, tant en termes de technologie que de comportement anonymisé par l’usure.
En comprenant bien ces aspects, les futurs acquéreurs pourront profiter pleinement des qualités de cette voiture à la fois pratique, performante et élégante.
Quels sont les points de corrosion à vérifier sur une Peugeot 405 phase 1 ?
Il est essentiel d’inspecter attentivement les bas de caisse, plancher, passages de roues et longerons avant tout achat. Ces zones sont les plus exposées à la rouille et peuvent compromettre la structure du véhicule si elles sont négligées.
La Mi16 est-elle fiable pour un usage quotidien ?
La Mi16, avec son moteur multisoupapes sportif de 160 ch, nécessite une maintenance rigoureuse, notamment sur la distribution et la suspension. Si bien entretenue, elle peut offrir un usage quotidien satisfaisant, mais les coûts d’entretien et une conduite sportive peuvent engendrer des frais plus élevés.
Où trouver des pièces compatibles pour la Peugeot 405 ?
De nombreux fournisseurs proposent des pièces compatibles avec PSA. Les composants partagés avec des modèles comme la Peugeot 309 phase 2 ou la Citroën ZX facilitent l’approvisionnement. Il est recommandé de choisir des pièces d’origine ou certifiées pour garantir la fiabilité.
Quels sont les entretiens prioritaires à réaliser avant un achat ?
Priorisez la vérification complète du système de distribution, le contrôle des fuites moteur, l’état des freins et examinez toute trace de réparation liée à la corrosion pour s’assurer de la solidité générale du véhicule.